Paradoxe


Evelyne Grossman

L'Angoisse de penser


2008
Collection Paradoxe , 176 p.
ISBN : 9782707320308
18.75 €


Qui n'a, au moins une fois, rencontré l’angoisse ? Palpitations, boule au creux de l’estomac, souffle coupé, malaise qui enfle sourdement… L’angoisse est une  ventouse posée sur l’âme , disait Antonin Artaud. Est-elle la voie obligée d’entrée dans l’écriture : l’impouvoir qu’explorèrent Blanchot et Derrida, le vertige du  comment commencer  qu’évoquent Beckett ou Foucault,  l’expérience abjecte  de la psychanalyse selon Lacan, le grouillement informe de l’être pour Levinas ? La pensée est-elle une figure de l’angoisse ?

L’angoisse dont il s’agit ici n’a pas la familiarité de nos peurs intimes, aussi violentes soient-elles. Ce sont pourtant ces mêmes territoires qu’explorèrent nombre d’écrivains et philosophes du XXe siècle. Tous disent la formidable puissance de création gisant au cœur de la négativité anxieuse : déconstruction (Derrida), désœuvrement, désastre (Blanchot), dédit (Levinas), décréation (Beckett), litanie des  il n’y a pas de …  chez Lacan, fin de l’homme pour Foucault.

L’angoisse de penser désignerait alors cette expérience d’écriture - tantôt jubilatoire, tantôt affolante –, dans laquelle Je pense hors de Moi.

Table des matières

La sortie de soi – Les voix de Jacques Derrida – Le grain de folie d’Emmanuel Levinas –  Il n’y a pas de métalangage  (Lacan et Beckett) – Qu’est-ce qu’une archive ? (Beckett, Foucault) – À la limite… Lecture de Cette fois de Samuel Beckett – Blanchot le Héros – Les anagrammes de Blanchot.

 




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