Romans


Sylvain Prudhomme

De l’autre côté du lac


2026
288 pages
ISBN : 9782707358233
22.00 €


Aux abords d’un lac de haute montagne, à la lisière d’une réserve interdite aux humains, un groupe de chercheurs s’affaire. Parmi eux, une photographe aperçoit sur un des versants quelque chose qui échappe au regard de tous les autres. Les signes étranges s’accumulent, un corps est retrouvé. La photographe décide de rester là-haut, seule.
Quelques mois plus tard, c’est elle qui, à son tour, disparaît. 

Avec ce roman tout en tension, Sylvain Prudhomme approfondit plusieurs thèmes qui lui sont chers : le désir d’intensité, l’appel du sauvage, le rêve d’une vie vraie. 

ISBN
PDF : 9782707358257
ePub : 9782707358240

Prix : 15.99 €

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« De l'autre côté du lac impressionne par son ambition et sa beauté. Sylvain Prudhomme […] est sans aucun doute l'une des très grandes voix de notre paysage littéraire contemporain […] Chez le romancier, la joie et la douceur des personnages ne laissent jamais oublier l'importance prégnante de l'ailleurs, du territoire. […] C'est l'histoire de la dissolution d'un être au sein d'une sorte de cosmogonie magique, de l'effacement progressif de l'un pour l'autre, qui fait l'immense beauté, presque inquiétante, vraiment fascinante, du neuvième roman d'un Prudhomme qui n'en finit plus d'élargir sa palette. […] Jamais Sylvain Prudhomme n'avait livré un récit aussi absolument noir et en même temps aussi paradoxalement lumineux. Cette ode aux forces telluriques, à la clarté des nuits, aux animaux, aux plantes, à la neige et au courage de ceux qui ne cèdent rien de leur amour marque cette rentrée du sceau d'un grand livre. »
Olivier Mony, Livres Hebdo
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« Sylvain Prudhomme construit, pierre après pierre, une œuvre de premier plan. En laissant, à chaque fois derrière lui, ses livres refermés, des images et des sensations indélébiles. Cela a été le cas avec Par les routes, avec L'enfant dans le taxi. Cela est aujourd'hui encore vrai avec De l'autre côté du lac. Un roman tour à tour élégiaque et en tension, minéral et végétal, délicat et prenant. […] Des images et des émotions, il y en aura beaucoup au fil des pages de ce texte ciselé, enveloppant et marquant. Un nouveau sommet de la biographie de Sylvain Prudhomme. »
Alexandre Fillon, Transfuge

« Dans une nature souveraine, une quête d'une grande vivacité entre le visible et l'invisible. […] Y a-t-il plus proche de l'apparition que la disparition ? Même basculement impénétrable, même suspension du temps. Sylvain Prudhomme observe ce phénomène dans son nouveau roman plein d'éclat et d'âpreté […] Apparaître, disparaître, en laissant des traces parfois si belles. »
Marine Landrot, Télérama

« De l'autre côté du lac de Sylvain Prudhomme : l’irrépressible appel de la forêt. L’écrivain revient à la fiction […] avec une histoire à la beauté magnétique. […] Fascinant. […] Dans ce récit qui commence comme un thriller alpin, Sylvain Prudhomme nous embarque sur les traces d’une femme en quête de sens, " tendue vers quelque chose d'infiniment plus vaste qu'elle." […]  Remettre de l'enjeu dans sa vie, revenir aux fondamentaux en se "réensauvageant", à l'image de ces grands espaces qu'on laisse se régénérer à l'abri de l'intervention humaine, tel est le propos de Prudhomme. Comme un écho au concept de rewilding du militant écologiste David Foreman développé dans les années 1990 et qui a depuis largement infusé la science écologique contemporaine. Un questionnement plus que jamais d'actualité, habilement entrelacé au cœur de l'intrigue et dont l'ombre portée se prolonge longtemps, une fois la dernière page refermée. »
Edwige Audibert, France Info
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« Il y a des romans si limpides, et pourtant d'une profondeur si évidente, qu'on a peur de les abîmer avec des gros mots pâteux. […] L’auteur nous prend par la main pour nous entraîner loin très loin de nos zones d’inconfort habituelles. […] Le récit montagnard cachait un roman noir, où le monde sauvage révèle toute sa puissance et sa fascinante étrangeté. Parce qu'il menace les hommes ? Parce qu'il s'en protège ? Tout est si ambivalent, dans ce qui nous lie à notre environnement... Quelque part, Prudhomme fait allusion à Jack London. II a de quoi. Avec sa narration en douceur, ses beautés païennes et sa troublante actualité, ce thriller anthropo-décentré n'a rien à envier aux maîtres américains du nature writing. »
Grégoire Leménager, Le Nouvel Obs

« Le roman […] débute joliment par un coup de foudre sur un parking d'altitude. […] Fascination du narrateur pour l'aventurière, elle-même fascinée par le sanctuaire montagneux qu'elle rejoindra en solitaire sous les premières neiges de l'automne. Mais elle va y disparaître. Pourquoi ? Comment ? […] Alors débute la quête du narrateur pour reconstituer les derniers jours de Paola, manière de dresser le portrait sensible d'une artiste en mal d'absolu, restée exigeante et entière dans un monde livré aux faux-semblants, au vite fait et au gâchis. Manière aussi de se fondre avec elle dans la nature, de demeurer à l'écoute de tout ce qui y vit et respire, d'être attentif à la beauté du grandiose comme de l'infime : « Photographier, c'est toujours poursuivre un invisible »... Sylvain Prudhomme, qui jongle ici avec les codes du thriller comme du roman d'amour ou d'aventure, nous offre un subtil récit de résistance, prenant, enivrant comme une vodka bien frappée. » 
M.C, La Vie
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« En équilibre constant entre la tension et la douceur, le nouveau roman de Sylvain Prudhomme est une histoire d'apparition et de disparition. De l'autre côté du lac parle de la fascination que peuvent susciter les lieux et les êtres. Sur un parking, le narrateur croise Paola Alba. Une photographe intense et entière qui s'est juré de ne jamais laisser s'éteindre le feu en elle. Paola a été aimantée par la force et la beauté d'un lac. Un lieu sauvage et préservé, en haut des montagnes, qu'elle rêvait de saisir avec son appareil dans une photo parfaite. Sylvain Prudhomme, lui, a écrit un livre lancinant, minéral, végétal et plein de délicatesse. »
Les Echos

« Sylvain Prudhomme a reçu le prix Nicolas Bouvier 2025 pour Coyote (Minuit, 2024), et il nous revient aujourd'hui avec De l'autre côté du lac où il raconte donc l'histoire d'une disparition - soit l'objet le plus haut de la littérature, selon Deleuze citant Lawrence : « Partir, partir, s'évader... traverser l'horizon, pénétrer dans une autre vie... C'est ainsi que Melville se retrouve au milieu du Pacifique, il a vraiment passé la ligne d'horizon » […] C'est l'histoire de la photographe Paola Alba, « familière des latitudes extrêmes, autrice d'un reportage sur les traces de Jean Malaurie dans le Grand-Nord sibérien », qui travaille sur plaques de verre, avec une vieille chambre à obturation lente. « Ce matériel lourd lui impose des prises de vue peu nombreuses, longuement préparées, à rebours de la précipitation contemporaine », lit-on sur la notice de sa photographie prise devant le Tian Shan, au Kirghizistan. Photographier, pour Paola Alba, « c'est toujours poursuivre un invisible » ; c'est ce que nous voyons et ce qui nous regarde (Didi-Huberman) ; c'est en tout cas ce qu'elle cherche à fixer et que ses yeux ne voient pas, « mais que tout son être sent », et qu'elle rêve de voir imprimé sur la plaque. »
Didier Pinaud, Diacritik
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« L'inaccessibilité de certaines zones de haute montagne leur confère une aura de mystère. En quête d'une perfection de l'image, une photographe apprend à voir ce qui échappe aux regards ordinaires et se laisse prendre à cette quête initiatique. »
Marc Lebiez, En attendant Nadeau
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« Un roman de haute montagne et de haute intensité. […] De l'autre côté du lac est un roman d'altitude et des profondeurs de l'âme. Sa traversée est haletante, parce qu'elle relève du thriller naturaliste et parce qu'elle nous confronte à notre incapacité à prendre soin de la terre qui nous porte. »
Salomé Kiner, Le Temps
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« Splendide. [...] De l’autre côté du lac, le neuvième roman de Sylvain Prudhomme confirme […], avec cette sublime symphonie de la disparation, être sans doute l’écrivain le plus doué de sa génération. Plus que jamais en ces pages d’une noirceur paradoxalement lumineuse, la narration se fait poésie. […] Une histoire si belle que c’est justement cela, la beauté, qu’elle entend de confronter. C’est ainsi que Sylvain Prudhomme est grand.»
Olivier Mony, Sud-Ouest
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« Sylvain Prudhomme signe un sombre et poétique roman qui se joue des codes et fait la part belle à la beauté fragile de ce qui nous entoure. »
Jean-François Lahorgue, Benzine Mag
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« Prudhomme pose son appareil d’écrivain la photographe ses plaques de verre. Lentement. Il arrête son regard sur les splendeurs de cette nature sauvage, là où se posent ses yeux à elle, il respire à son rythme, […] au service de son obstination : que son art rende ce qu'elle pressent de l'autre côté du lac, « le monde sauvage ». Le narrateur comble le silence par son imagination, mais le silence, ça vibre. Qu'ont donc à nous dire les forces invisibles de la nature ? Et cette histoire pour notre temps ? Beaucoup. Et plus encore... »
Valérie Marin La Meslée, Le Point.
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« Une irrésistible sauvagerie. […] Au-delà de cette poésie inhérente aux lieux dépeints et à la contemplation artistique qui infuse le texte, la force du roman réside aussi dans la capacité de Sylvain Prudhomme à nouer tous les ressorts du thriller psychologique […] Une dynamique parfaitement ficelée, faisant de ce livre un page-turner […] »
Lola Dubois-Carmes, Politis.
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« […] Le beau récit de Sylvain Prudhomme, De l’autre côté du lac, est plein de mystère et de poésie […] le personnage [de Paola], dont nous percevons l’exigence, est profondément attachant. […] Très beau. »
Claire Chazal, Le Parisien.

« L'harmonie et la limpidité de ces phrases, couchées sur la deuxième page du roman de Sylvain Prudhomme, nous le rendent tout de suite ami, et aimable. C'est paisible, c'est doux. Le dialogue n'est pas marqué par un tiret ni par des guillemets, une habitude de l'auteur, qui ne clôt pas non plus les phrases interrogatives par des points d'interrogation. Avec Prudhomme, cette licence fonctionne, elle est au service du sens du texte et de son mouvement, qui consistent à effleurer un mystère. Chez un autre écrivain, la même absence de signes typographiques aurait l'air d'une préciosité et en serait peut-être une. »
Virginie Bloch-Lainé, Libération.
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