Critique n°948 Apotropaïque
Et si, avant d’affronter 2027, il fallait conjurer 2026 ? Critique propose de parcourir à nouveau l’année écoulée sous le signe de l’apotropaïque : regarder les périls en face pour tenter de les détourner ; faire le bilan du présent pour déjouer les prévisions et trouver la puissance de conjurer les maux à venir.
Conjurer n’est pas nier ; c’est nommer les menaces, les examiner, les comprendre pour, parfois, leur rire au nez. Guerres, catastrophes écologiques, bouleversements politiques, vertiges technologiques, effondrements annoncés : que nous est-il arrivé cette année – et que voyons-nous se dessiner ?
Critique se livre ici à un difficile exercice. Ouvrant son cabinet de curiosités, la revue se demande quelles éclosions – horrifiques ou pacifiques – a vu surgir 2026 et quelles se profilent en 2027. En pensant les dangers, on espère leur ôter quelque peu leur faculté de nuire ; on espère surtout ingénier des réponses et inventer des solutions. À défaut de prédire 2027, tentons au moins d’éviter le pire et d’imaginer quelques lendemains qui chantent.
Sommaire :
• Laurent Jeanpierre : « Il ne suffit pas d’avoir raison »
• Peter Szendy : « Prosopopées pour demain : “travailleurs terrestres” et “économie de la gratitude” »
• Marielle Macé : « Vivre avec »
• Thierry Hoquet : « Vivre-dans et Vivre-par. La bioéthique face à la “tragédie de l’indifférence” »
• Clélia Zernik : « Prendre soin de la façade »
• Clotilde Thouret : « La cause littéraire des femmes »
• Anne Lafont : « Jusqu’à l’Islam… »
• Vincent Debaene : « Conjurer l’amalgame. Les pluriels de l’histoire coloniale »
• Charles Coustille : « Saint Zidane »
• Entretien avec Olivier Abel : « Le sens est devant nous »
*
• Jean-Loup Bourget : « Histoire et préhistoire de l’art brut »
• Marc Cerisuelo : « Sternberg élucidé »
• Céline Henne : « Militantisme réaliste. La science sans miroir »
